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Trottinettes et vélos électriques au Maroc : un nouveau cadre légal pour la circulation

Selon libe.ma, le Maroc achève l’encadrement des trottinettes électriques et des vélos à assistance électrique. Les décrets 2.24.393 et 2.25.145 précisent les catégories, les équipements et les conditions de circulation.

Trottinettes et vélos électriques au Maroc : un nouveau cadre légal pour la circulation

Pour vous qui louez une voiture ou traversez Casablanca, Rabat, Marrakech ou Tanger, le point difficile reste inchangé: ces engins ont désormais des règles, mais pas encore une place clairement lisible sur chaque route.

Deux engins, deux catégories

La trottinette relève de la catégorie des véhicules de déplacement personnel motorisés. Elle transporte une seule personne, sans siège, avec une vitesse maximale supérieure à 6 km/h et limitée à 25 km/h.

Le vélo à assistance électrique conserve, lui, le statut de bicyclette. Son moteur auxiliaire est limité à 250 watts. L’assistance doit diminuer progressivement et cesser avant 25 km/h. Elle s’interrompt également lorsque vous arrêtez de pédaler.

Cette distinction compte pour les usagers comme pour les loueurs. Un deux-roues présenté comme un vélo électrique, mais qui avance uniquement à l’accélérateur ou dispose d’une puissance supérieure, peut relever d’une autre catégorie. Le simple fait d’avoir deux roues et une batterie ne suffit donc pas à le faire entrer dans la catégorie du vélo à assistance électrique.

Les règles sont fixées, la chaussée reste à lire

Le nouveau cadre prévoit des exigences de sécurité concernant le freinage, l’éclairage et l’avertisseur sonore. Le casque homologué est requis. Les écouteurs sont interdits pendant la conduite. Les enfants de moins de huit ans ne peuvent pas circuler à vélo ou en trottinette sur la voie publique.

Pour un déplacement urbain, ces éléments sont faciles à vérifier avant de partir. L’état du freinage l’est moins lorsque vous récupérez un engin rapidement, de même que la présence d’un éclairage fonctionnel. Dans une ville où voitures, motos, vélos et piétons se partagent déjà un espace réduit, la limite de 25 km/h ne règle pas à elle seule la question du revêtement, du bas-côté ou de l’endroit où vous devez réellement rouler.

C’est là que le texte rencontre la pratique. Les règles précisent la vitesse, le casque, les écouteurs et les conditions générales de circulation. Elles ne font pas apparaître, à ce stade, d’obligation générale d’assurance pour les trottinettes et les vélos à assistance électrique. Le sujet avait déjà été évoqué en 2023, lorsque le ministère du Transport indiquait que les propriétaires de trottinettes seraient appelés à souscrire une assurance. Des compagnies marocaines proposent depuis des contrats couvrant la responsabilité civile ainsi que certains dommages corporels ou matériels, selon le type de garantie.

Ce qu’il faut contrôler avant de prendre la route

Si vous utilisez une trottinette ou un vélo électrique en ville, demandez d’abord dans quelle catégorie l’engin est classé. Vérifiez ensuite s’il fonctionne bien au pédalage ou à l’accélérateur, sa puissance annoncée, ses freins, son éclairage et son avertisseur sonore. Le casque et l’absence d’écouteurs ne sont pas des détails de location: ils font partie du cadre rappelé par la réglementation.

Si vous louez une voiture, le risque se déplace vers les croisements et les files urbaines. À Casablanca, Rabat, Marrakech ou Tanger, vous devrez partager la chaussée avec ces nouveaux usagers, sans supposer qu’une voie dédiée existe sur votre trajet. Le texte rapporté par libe.ma encadre les véhicules; il ne décrit pas un réseau continu de pistes.

Dans votre boîte à gants, gardez donc le contrat de location, les coordonnées de l’agence et, si vous prenez un engin électrique, la preuve de la couverture proposée. Le cadre juridique avance. Pour l’itinéraire concret, le revêtement, les bas-côtés et les usages locaux restent à vérifier avant de vous engager.

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